Ce que les arbres nous murmurent

Au travers de ses échange avec les arbres, Jean-Claude Nouard, ancien technicien des Eaux et Forêts et artiste, nous donne les clés du langage secret des arbres dont la compréhension a longtemps été perdue pour l’homme. Leur mode de vie et de communication au sein de leur espace naturel nous est révélé. Il distingue les différents types de peuplements dans leurs milieux naturels et explique les modèles de gestion proposés. Tout au long du récit il porte une attention toute particulière à l’arbre, ce végétal majestueux, caractéristique et représentatif des écosystèmes forestiers à la fois fragiles et complexes.
L’auteur se livre à une analyse sur les conséquences directes à court, moyen ou long terme. Pour ce faire il s’appuie sur des effets déjà perceptibles et visibles par tous. Concernant les conséquences indirectes, il détaille les effets dévastateurs d’une politique d’urbanisation irraisonnée, d’un tourisme agressif, d’une agriculture toujours en quête de nouveaux espaces. Il s’insurge contre la perspective que nos massifs forestiers puissent devenir à court terme, de simples usines à bois au seul service d’une économie ultra libérale, des réserves foncières, des parcs de loisirs ou des réservoirs d’espaces de cultures intensives. Il s’interroge sur les conséquences de la disparition programmée du métier de « forestier de l’Etat » quel que soit son domaine d’investigation, forêt publique ou privée.

Main basse sur nos forêts

Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l’énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l’avaler, de la quadriller, de la standardiser.

Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l’avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l’Auvergne aux Vosges, Gaspard d’Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l’agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l’énergie, réduisant la biodiversité.

Mais il est encore possible d’inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L’espoir est là, l’alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.

Né en 1990, Gaspard d’Allens est journaliste engagé, auteur de plusieurs enquêtes au long cours sur le monde agricole et l’écologie. Ses deux précédents livres, Les Néo-Paysans (coécrit avec Lucile Leclair, 2016) et Bure, la bataille du nucléaire (avec Andrea Fuori, 2017) ont tous deux été publiés dans la collection « Reporterre ».

La vie secrète des arbres

Les arbres ont beaucoup à nous apprendre

Les citadins regardent les arbres comme des « robots biologiques » conçus pour produire de l’oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement « Bois Wide Web ». La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l’ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.